Tract NON AUX BASES MILITAIRES
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AMERIQUE LATINE, TERRITOIRE de PAIX ! NON AUX BASES MILITAIRES !
Chers amis du mouvement “Colombiens et Colombiennes pour la paix”, Madame la sénatrice Piedad Cordoba, Paris, 30 août 2009 Nous, organisations, associations, comités et personnes soussigné(e)s, sommes très préoccupé(e)s par la décision qu’a prise le gouvernement colombien de donner aux Etats-Unis le contrôle de sept bases militaires au prétexte de la lutte contre le terrorisme et le trafic de drogues. Cet accord représente une véritable menace contre la stabilité et la paix de la région. Il vise manifestement à écarter toute solution politique au conflit armé colombien en écrasant avec encore plus de force les mouvements populaires de Colombie qui continuent à résister pacifiquement dans les rues et à s’opposer à la barbarie. Il vise aussi directement les processus progressistes du continent, particulièrement ceux des peuples des républiques voisines du Venezuela et de l’Equateur et génère une inquiétude sans précédent dans la région. Nous voulons exprimer notre solidarité avec l’initiative, lancée par votre mouvement d’opinion et par le Président vénézuélien Hugo Chávez Frías, qui cherche à fonder une réponse de paix face à cette stratégie belliciste : En développant la création de bases de paix, il s’agit d’œuvrer ensemble pour la consolidation des processus démocratiques et progressistes qui fleurissent en Amérique Latine, en faisant de ce continent un « territoire de paix », de C’est pourquoi nous, Latino-américains et Français amis de l’Amérique Latine, personnes individuelles ou organisations, nous nous rassemblons avec détermination pour créer des bases de paix en France (Paris, Strasbourg, …). Cordialement. AMERIQUE LATINE, TERRITOIRE DE PAIX : NON AUX BASES MILITAIRES Une autre Colombie est possible dans la paix et la justice sociale Adhésions Organisations : ALBAFRANCIA Adhésions Partis : Parti de Gauche / NPA Nouveau Parti Anticapitaliste / Les Alternatifs / Communistes du Pérou en France / Les Verts de France Premières signatures Militants et Personnalités : BAGGIO Danilo, chargé de mission, St Denis (93) / BOUDIN Henri, militant, St Ouen (93) / CAILLETAUD Marie-Claire, ingénieur, syndicaliste / CALVO OSPINA Hernando, journaliste, écrivain (93) / CANDELIER Jean-Jacques, Député PCF, Secrétaire de
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Les bases militaires nord-américaines en Colombie : réimplantation des l'École des Amériques ou dispositif de contrôle continental? Avec l'adoption en 1998 du Plan Colombie par le gouvernement d'Andres Pastrana, la présence militaire des États-Unis s'est considérablement accrue sur le plan économique et logistique. Tout comme l'accord qui va permettre l'ouverture de certaines bases colombiennes aux forces étasuniennes, ce plan fut élaboré aux États-Unis, à l'insu du peuple colombien, sous prétexte de lutte contre la drogue et le « terrorisme ». La présence des troupes nord-américaines sur le sol colombien et l'élargissement de leurs missions constituera aussi un défi politique pour les diverses organisations comme Colombiennes et Colombiens pour la paix qui, dans un contexte sans cesse plus hostile, devront poursuivre leurs actions pour parvenir à un règlement juste du conflit. L'augmentation des capacités opérationnelles des installations prévue par l'accord montre qu'à l'évidence les opérations qui partiront de ces bases ne se limiteront pas à de simples opérations antinarcotiques ni même à l'aire géographique andine. Le commandement Sud des États-Unis (South Com) cherche en effet à établir des bases lui rendant accessible l'ensemble du continent sud-américain et lui permettant d'exécuter des opérations antinarcotiques jusqu'en 2025. Cette extension du domaine opérationnel est rendu manifeste par l'accroissement du nombre de soldats et de personnel sous contrat qui, de 575 aujourd'hui, devrait atteindre les 1400. Une nouvelle « École des Amériques » en Colombie? Les accords qui sont sur le point d'être signés ont pour objectif de remplacer l'ancienne Écoles des Amériques ainsi que d'autres centres d'entraînement et de formation destinés aux armées latino-américaines. Dans une message écrit adressé le 28 juin 2009 aux sénateurs colombiens, le ministre de l'intérieur Fabio Valencia a ainsi affirmé que l'accord doit permettre « d'approfondir la coopération dans des domaines comme ceux de interopérabilité, des procédures conjointes, de la logistique et de l'équipement, de la formation et de l'instruction, du renforcement des capacités de reconnaissance et de contrôle, des exercices conjoints et tout spécialement celui de l'échange d'information. » Vers un contrôle régional? Le gouvernement brésilien a manifesté son inquiétude face à l'installation de ces bases militaires. Selon lui, la présence militaire du Commandement Sud en Colombie peut constituer un facteur de déstabilisation pour la région. Les déclarations du ministre des affaires étrangères Celso Amorin et de conseiller pour les relations extérieurs Marco Aurelio Garcia sont à cet égard très claires : “Ce qui préoccupe le Brésil, c'est une présence militaire forte, dont les objectifs et les capacités iraient beaucoup plus loin que les besoins internes à Pour les militaires brésiliens, cette nouvelle situation relance le débat autour de ce qu'ils appellent une « géopolitique de l'encerclement ». Une étude brésilienne établit ainsi qu'entre 2001 et 2006, plus de 6300 militaires américains étaient engagés dans la construction de pistes et de bases qui forment une véritable ceinture militaire autour du Brésil. Comme l'ont montré une série d'articles sur la question publiée sur le site d'analyse militaire Defesanet, cette politique « d'encerclement » répond non seulement au besoin des États-Unis de garantir leur approvisionnement en pétrole (dont 25% provient des pays andins) mais aussi à une volonté de contrôler les ressources naturelles du bassin amazonien.