Nouvelle affaire en Colombie

Le vice-président fait l’objet d’une enquête préliminaire pour liens avec le paramilitarisme

La justice colombienne a décidé d’ouvrir, lundi, une enquête préliminaire visant le vice-président, Francisco Santos, pour liens présumés avec le paramilitarisme d’extrême droite des groupes Autodéfense de Colombie (AUC). « (Cela) ne veut pas dire que le vice-président est formellement mis en cause pour “parapolitique” », a expliqué le procureur général, Guillermo Mendoza, en allusion au scandale qui éclabousse le camp du président Alvaro Uribe, et qui a conduit plusieurs parlementaires sous les verrous, accusés d’avoir été élus ou d’enrichissement illicite grâce à l’appui, violent, de ces milices.

En 2007, Francisco Santos avait déjà fait l’objet d’une enquête sur la base de déclarations de chefs des AUC mais le parquet avait classé l’affaire faute de preuves. Selon Salvatore Mancuso, Diego Fernando Murillo, alias Don Berna, et Fredy Rendón Herrer, alias El Aleman, poursuivis pour crimes, corruption, trafic de drogue, et désormais extradés aux États-Unis afin d’étouffer leurs témoignages compromettants, Francisco Santos leur aurait proposé, dans les années quatre-vingt-dix, de créer un groupe des AUC à Bogota, la capitale, pour exterminer la guérilla des FARC. L’actuel vice-président, qui s’est dit prêt à collaborer avec la justice, a nié avoir eu tout contact avec « des trafiquants de drogue, des paramilitaires, des rebelles ou des corrompus ».

Cette affaire intervient à l’heure où la droite se déchire sur une éventuelle réélection ou non d’Alvaro Uribe. Parmi les candidats à sa succession figure un certain Juan Manuel Santos, ex-ministre de la Défense, et frère de…

Source : L'Humanité

Paramilitaires

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×