Faux Positifs. Entretien avec Reynaldo Villalba Vargas (CAJAR)

Le Courrier
6 mai 09 - L’affaire des « faux positifs » a contribué à ternir l’image d’un pays où l’armée a assassiné de sang-froid plus d’un millier de civils dans le but d’alimenter ses prébendes et les statistiques présidentielles. L’éclairage de l’avocat colombien Reynaldo Villalba Vargas (Collectif d'Avocats Jose Alvear Restrepo

Propos recueillis par Benito Perez/Le Courrier - D’habitude complaisante face aux violations commises – ou couvertes – par le régime colombien, la communauté internationale semble avoir été ébranlée par l’éclatement, fin 2008, de l’affaire dite des « faux positifs ». La révélation de ces assassinats de civils, maquillés en guérilleros tués au combat dans le but de gonfler les statistiques, illustre le cynisme dans lequel baigne la politique de « sécurité démocratique » du président Alvaro Uribe. Après avoir décapité l’état-major colombien, le scandale des « faux positifs » a connu à la mi-avril ses premiers impacts judiciaires. Un sergent, un caporal et cinq soldats paieront de trente ans de prison l’assassinat d’un paysan à San José de Apartadó (Antioquia) en janvier 2006. Un premier jugement qui en annonce bien d’autres puisqu’un millier de cas seraient aujourd’hui investigués.

Bien décidé à ce que la justice ne s’arrête pas aux seuls sous-fifres, le Collectif d’avocats José Alvear (CAJAR) s’est très tôt saisi de l’affaire. En trente ans d’assistance aux victimes de la violence d’Etat, ce groupement, affilié à la Fédération internationale des droits humains (FIDH) et à l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), s’est acquis une réputation de sérieux et de probité. Le Courrier a profité de la venue à Genève de Me Reynaldo Villalba pour faire le point sur cette affaire éclairante.

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COLOMBIE Faux positifs exécutions extrajudiciaires

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