Uribe

Vidéo I.Durant Télébraille

Isabelle Durant, députée européenne belge et Vice-Présidente du Parlement européen a présenté à Bruxelles les conclusions de sa visite en Colombie. Vidéo TELEBRAILLE.

Entretien avec la vice-présidente du Parlement Européen

14 juillet 2011. CONTRAVIA. Entretien avec Isabelle Durant, vice-présidente du Parlement Européen

"L'ex-président Uribe est le responsable politique des délits commis par le DAS.

Suspension d'audience de l'ex-président Uribe

Agence France-Presse 
Michaela Cancela-Kieffer
16/06/2011

source : canoe.ca

L'ex-président colombien Alvaro Uribe a commencé jeudi à témoigner dans une affaire d'espionnage illégal de magistrats et journalistes susceptible de l'impliquer, alors que les scandales de corruption mettant en cause son gouvernement se multiplient et que certains de ses alliés prennent leurs distances.

L'ex-chef de l'État (de 2002 à 2010), encore très populaire en Colombie pour sa politique de fermeté à l'égard de la guérilla des Farc, avait lui-même demandé à témoigner devant la chambre d'accusation du parlement, seule habilitée à entendre des présidents mis en cause pour des faits commis pendant l'exercice de leurs fonctions.

Depuis octobre 2010, il est visé par une enquête sur une affaire d'espionnage de magistrats, d'opposants et de journalistes impliquant les services de renseignement (Département administratif de sécurité), qui dépendent directement de la présidence.


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Communiqué Eurodéputés sur la renonciation de Uribe à Metz

Uribe n'est plus professeur en France: la mobilisation citoyenne a porté ses fruits

Jürgen Klute, député européen allemand, et membre de l'assemblée parlementaire EuroLat, a été l'initiateur d'une lettre de protestation contre la nomination d'Uribe, signée par plus de 30 députés européens et français. Il déclare : "Nous recevons avec joie cette nouvelle et nous espérons qu'Uribe sera déclaré persona non grata dans tous les autres établissements d’enseignement" Il poursuit : "La présidence d'Uribe, de 2002 à 2010, s'est caractérisée par de graves violations des droits humains, et il est mis en accusation en ce moment même en Colombie. Nous espérons qu'il répondra de ces actes devant les victimes. Pour nous, il est impensable qu’un personnage avec un tel passif, puisse recevoir une tribune pour enseigner ici ou ailleurs.

Marie-Christine Vergiat, responsable de la commission des droits de l'Homme du Parlement Européen pour le groupe GUE/NGL, invitée par plusieurs partis politiques et organisations des droits de l'Homme, a participé à Metz à une manifestation devant l'école d'ingénieurs pour exprimer son indignation face à cette nomination. Elle déclare : " Le fait qu'Uribe renonce à enseigner à Metz est une victoire pour tous ceux qui se battent pour la reconnaissance des violations des droits de l'Homme commises sous la mandature d'Uribe ; c'est d'autant plus important que l'Union européenne est en train de négocier un accord de Libre échange avec la Colombie, pays dans lequel les crimes commis sous la présidence Uribe restent toujours impunis. J'ai la volonté de convaincre tous ceux qui pensent que les intérêts économiques doivent primer sur les droits de l'Homme qu'ils ont une vision erronée des choses. A Metz, cette victoire montre qu'une mobilisation citoyenne peut convaincre que les droits de l'Homme doivent être respectés partout dans le monde. L'Union européenne doit en prendre acte et agir en conséquence."

Diplo : Álvaro Uribe, un professeur embarrassant

L’Ecole nationale d’ingénieurs de Metz (ENIM) s’est dotée d’un professeur pas tout à fait comme les autres : l’ancien président colombien, Álvaro Uribe (au pouvoir de 2002 à 2010).

« En octobre 2007, à Carthagène des Indes, Álvaro Uribe est fait ingénieur Honoris Causa de l’ENIM. En 2010, il accepte la fonction de professeur des Universités », affichait encore récemment le site de l’institution (1). En mars 2011, surprise, l’Agence France presse (AFP) tente d’en savoir un peu plus. La direction de l’ENIM lui indique qu’elle ne souhaite « apporter aucune précision ». Sans préciser la matière qu’enseignera M. Uribe – ni quand il le fera –, le directeur de l’établissement, M. Pierre Padilla, assure néanmoins que « M. Uribe viendra régulièrement (2) » à Metz.

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Wikileaks : Agenouillement du gouvernement colombien devant les États-Unis

Les révélations de Wikileaks montrent l’agenouillement du gouvernement colombien devant les États-Unis

 

Interview avec le vidéojournaliste colombien Jorge Enrique Botero

Question : Quelle première lecture pourrait-on faire de la partie Colombie des révélations de Wikileaks qui commencent à paraître dans le journal colombien El Espectador ?

Jorge Enrique Botero : Y compris les secteurs les plus traditionnels de la société colombienne qui ont toujours été favorables aux États-Unis ont été étonnés par les révélations publiées par El Espectador et provenant de Wikileaks, en raison des niveaux d’abjection auxquels sont arrivés les fonctionnaires du gouvernement du président Uribe Vélez, le haut commandement militaire, ainsi que certaines personnalités issues du monde politique ou économique.

C’est un vrai défilé d’agenouillement des dirigeants colombiens devant Washington, si bien que Semana, qui n’est pas exactement une revue de gauche, se demande si le bureau de la présidence colombienne se trouve à la Maison Blanche ou à la Casa de Nariño. Chez beaucoup de Colombiens ces câbles ont révélé une situation honteuse parce qu’il s’agit d’une longue période d’abjection et d’agenouillement des dirigeants colombiens devant Washington.

Question : À la suite de la publication de ces câbles certains médias ont fait remarquer que l’ambassade des États-Unis ressemble à un confessionnal. D’autres sur Internet disent que les fonctionnaires colombiens passaient par les magasins de sport pour acheter des genouillères avant d’aller à l’ambassade des États-Unis. Que pensez-vous de ces réactions ?

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Protestation de parlementaires français et européens suite à la nomination de M.Alvaro Uribe en France

Nous, parlementaires français et européens, tenons à faire part de notre indignation suite à la nomination de l'ex-président colombien M. Alvaro Uribe Velez comme enseignant à l'École Nationale d'Ingénieurs de Metz (ENIM), en contre-partie des contrats juteux passés entre cette institution éducative et l'Etat colombien. L'Union européenne et la France se revendiquent de la défense des droits de l'homme. Ce serait ajouter une nouvelle incohérence à l'accomplissement de ces objectifs politiques, et ce serait rendre un bien mauvais service à l'éducation de jeunes européens que d'accepter une telle nomination

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TEJE : Lettre d'indignation au directeur de l'ENIM

Monsieur le Directeur,

Nous avons constaté avec effarement que vous affichiez avec fierté la présence d'Alvaro Uribe en tant qu'enseignant dans votre établissement; compte tenu de votre honorable fonction, nous ne pouvons qu'imaginer que vous ignorez les controverses dont fait l'objet actuellement l'ex Président de la Colombie;

Nous sommes choqués par la présence d'un tel professeur, car, contrairement à ce qui est affiché sur votre site, c'est la jeunesse colombienne qui a été la victime principale du Président Uribe.

 

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Communiqué TEJE : Manifestation de Refus face à la nomination d'Alvaro Uribe comme professeur en France

Nous, membres de l'Association TEJE, composée majoritairement d'étudiant(e)s colombien(ne)s et de diplômé(e)s d'institutions d'éducation supérieure en France, exprimons notre indignation face à la nomination récente d'Alvaro Uribe Vélez comme enseignant à l'École Nationale d'Ingénieurs de Metz (ENIM).

Personnage controversé de l'histoire récente de la Colombie, ancien Président de la République de Colombie de 2002 à 2010, Alvaro Uribe a été impliqué dans de nombreux cas de violations des Droits Humains ; il est notamment accusé de s'être imposé dans le paysage politique grâce à des manœuvres exécutées en lien avec les narcotrafiquants et les leaders des armées paramilitaires, dont il a été, par ailleurs, promoteur dès les années 1980.

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Le déploiement des bases militaires US en Colombie

Article paru dans Mondialisation.ca le 11/08/2009

Il fallait justifier l'escalade de l'offensive militaire de l'empire étasunien dans le but d'inverser les changements qui ont remanié la physionomie sociopolitique de la région [Amérique du sud]. Devant cette déconcertante réalité, la tactique de la Maison-Blanche a été d'abandonner la rhétorique belliqueuse de Bush et de s'essayer à un discours égalitariste et respectueux de la souveraineté des pays de la région, tout en déployant de nouvelles bases militaires, en maintenant la Quatrième Flotte et en renforçant sans cesse le Commandement Sud de l'armée états-unienne [1].

En ce sens, Barack Obama – que des «progressistes» européens et latino-américains continuent à confondre avec Malcolm X – est en train de suivre à la lettre les conseils de Théodore Roosevelt, le père de la grande expansion impérialiste nord-américaine dans les Caraïbes et en Amérique Centrale, lorsqu'il conseillait «speak softly and carry a big stick», autrement dit, «parle avec une voix douce, mais porte un gros bâton". Roosevelt s'est montré maître dans l'art d'appliquer cette maxime au moment de construire le Canal de Panama [il s’est ouvert à la navigation en 1914] et de réussir, à l'aide de l'infâme amendement Platt [2], qui entraînait pratiquement une annexion de Cuba par les Etats-Unis. Avec sa politique de remilitarisation forcée de la politique extérieure vers l'Amérique Latine et les Caraïbes, Obama suit le chemin tracé par son prédécesseur [G.W Bush].

Pour justifier sa décision de concéder aux forces armées des Etats-Unis sept bases militaires, Alavaro Uribe – le président de Colombie – invoque l'élargissement de la coopération avec le pays du Nord pour pouvoir livrer un combat efficace contre le narcotrafic et le terrorisme. Cette excuse ne tient pas à la lumière de l'expérience: d'après une agence spécialisée des Nations Unies, les deux pays dont la production et l'exportation de pavot et de coca ont le plus augmenté sont l'Afghanistan et la Colombie. Or, ces deux pays sont sous une occupation militaire nord-américaine. Si l'histoire de la Colombie au cours du dernier demi-siècle nous quelque chose, c'est bien l'incapacité à résoudre le défi posé par les FARC par la voie militaire.

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