justice

Suspension d'audience de l'ex-président Uribe

Agence France-Presse 
Michaela Cancela-Kieffer
16/06/2011

source : canoe.ca

L'ex-président colombien Alvaro Uribe a commencé jeudi à témoigner dans une affaire d'espionnage illégal de magistrats et journalistes susceptible de l'impliquer, alors que les scandales de corruption mettant en cause son gouvernement se multiplient et que certains de ses alliés prennent leurs distances.

L'ex-chef de l'État (de 2002 à 2010), encore très populaire en Colombie pour sa politique de fermeté à l'égard de la guérilla des Farc, avait lui-même demandé à témoigner devant la chambre d'accusation du parlement, seule habilitée à entendre des présidents mis en cause pour des faits commis pendant l'exercice de leurs fonctions.

Depuis octobre 2010, il est visé par une enquête sur une affaire d'espionnage de magistrats, d'opposants et de journalistes impliquant les services de renseignement (Département administratif de sécurité), qui dépendent directement de la présidence.


Lire la suite

Comptes macabres. Trad° A. Caballero

Antonio Caballero. in SEMANA. Samedi 26 mars 2011

Traduction CPCP

Colombie : Le procureur de la République enquête sur 27.300 cas de disparition forcée. C’est plus que ceux commis en Argentine et au Chili pendant les années de plomb des dictatures militaires.

Avec les 3 assassinats de cette semaine – un à Turbo, un autre à San Onofre, un autre à San José de Apartadó- ce sont en tout cinquante leaders paysans engagés dans la lutte pour la récupération des terres usurpées qui ont été assassinés ces trois dernières années.

Christian Salazar, délégué de l’ONU en Colombie pour les Droits de l’Homme, a donné il y a quelques jours une information terrifiante mais qui n’a manifestement fait froid dans le dos à presque personne : Le procureur de la République enquête sur 27.300 –vingt-sept mil trois cents- cas de disparition forcée. C’est plus que ceux commis en Argentine et au Chili pendant les années de plomb des dictatures militaires. Par ailleurs, l’unité nationale des ministères publics pour la Justice et la Paix publie un autre chiffre, encore plus effrayant : En quatre ans, de juin 2006 à décembre 2010, les paramilitaires théoriquement « démobilisés » et leurs successeurs pudiquement appelés « bandes criminelles » (néo-paramilitaires en collaboration avec des éléments de la force publique) ont commis 173.183 homicides et 34.467 disparitions forcées. L’éditorialiste Alfredo Molano se livre dans El Espectador à un compte macabre : Si tous ces morts avaient été fusillés les uns derrière les autres, la file des cadavres aurait mesuré cent soixante-trois kilomètres de long.

Lire la suite

Les Juges colombiens sous écoute

Les magistrats exigent des explications du président Uribe

Bogotá -- Les présidents des plus hautes cours colombiennes, dont la Cour suprême, ont adressé mardi soir une demande d'explication sans précédent au président Alvaro Uribe après la révélation d'écoutes pratiquées sur les magistrats.

Dans une lettre ouverte signée des présidents des plus hautes instances judiciaires où il est rappelé que le service ayant pratiqué les écoutes, le département administratif de sécurité, dépend directement de la présidence colombienne, les magistrats demandent à Alvaro Uribe «qu'il s'exprime directement sur cette grave affaire».

Lire la suite sur : Le Devoir.com

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×