impunité

"IMPUNITY"... Projection en Argentine

« IMPUNITY », de Juan José Lozano et Holmann Morris, un des films les plus polémiques sur le conflit armé en Colombie et très attendu par le public colombien, a été projeté au Festival des Droits de l'Homme en Argentine.

Au cours de la projection, un autre film était présenté. Il s'agit de « Bahia Portete », sur le massacre et le rôle de la Commission Nationale de Réparation et de Réconciliation (CNRR) auprès de la communauté Wayuu victime du masacre de Portete en Colombie. C'est un des chapitres d'une longue série de la CNRR, réalisé par un autre Lozano qui n'est pas Juan José, et qui était là avec son « chef », un certain señor Riascos.

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La loi relative aux victimes

Source : Amnesty International

La loi sur les victimes et les restitutions de terres est une étape importante pour de nombreuses victimes du conflit armé sévissant de longue date en Colombie, mais en laisse beaucoup d'autres sans véritables perspectives d'obtenir justice et réparations, a déclaré Amnesty International vendredi 3 juin.

L'un des aspects cruciaux de ce texte, qui doit encore être promulgué par le président Juan Manuel Santos, tient à ce qu'il reconnaît l'existence du conflit armé, que le précédent gouvernement colombien niait.

Il prévoit des réparations intégrales pour certaines des victimes de violations des droits fondamentaux commises dans le cadre du conflit armé, et la restitution de millions d'hectares de terrains volés principalement par des groupes paramilitaires, parfois avec la complicité des forces de sécurité.

« Le fait que cette loi reconnaisse que les droits des victimes du conflit doivent être respectés est extrêmement important. Beaucoup n'auront cependant pas droit à des réparations complètes », a expliqué Marcelo Pollack, spécialiste de la Colombie à Amnesty International.

Seules les personnes qui ont été victimes de violations après 1985 pourront se voir accorder une indemnisation, et seules celles qui ont été spoliées de leurs terres après 1991 seront en mesure de réclamer leur restitution. De nombreuses victimes récentes de groupes paramilitaires seraient également privées de réparations parce que les autorités affirment que ces groupes ont été démobilisés dans le cadre d'un processus gouvernemental ayant débuté en 2003.

« Il est très inquiétant que les autorités ne reconnaissent pas que des groupes paramilitaires continuent à menacer, déplacer de force ou tuer des milliers de personnes, dont des défenseurs des droits humains, des syndicalistes et des responsables communautaires, parfois avec la collaboration des forces de sécurité », a ajouté Marcelo Pollack.

Il est par ailleurs regrettable que cette loi ne contienne guère de dispositions visant à garantir la protection des personnes retournant sur leurs terres, et que certaines d'entre elles puissent être forcées à travailler aux côtés de ceux qui les ont contraintes à fuir à l'origine, souvent par la violence, ou doivent leur céder le contrôle effectif de leurs terres.

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Genèse de la disparition forcée en Colombie

   Jeudi 16 septembre 2010 – MOVICE

Version française : Christophe Kenderian

 

 

Les premières disparitions forcées se produisent à la fin des années 70’ en Colombie, dirigées contre des militants reconnus de gauche (syndicalistes, étudiants, intellectuels, entre autres), des partis politiques d’opposition comme le Parti Communiste, ou des membres d’organisations insurgées capturés en dehors des combats. À cette époque, on en sait très peu sur ce genre de crime, il n’est pas considéré comme un acte criminel dans le pays. Les autorités judiciaires et politiques le justifient en signalant simplement qu’il s’agit de personnes disparues ou qui ont décidé d’intégrer des groupes insurgés. Depuis, des informations concernant les victimes ont été recueillies, la plupart du temps par des organisations de défense des droits humains qui ont enregistré de nombreux cas dans leurs bases de données, mais ceux-ci restent dans la plus totale impunité.

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Comptes macabres. Trad° A. Caballero

Antonio Caballero. in SEMANA. Samedi 26 mars 2011

Traduction CPCP

Colombie : Le procureur de la République enquête sur 27.300 cas de disparition forcée. C’est plus que ceux commis en Argentine et au Chili pendant les années de plomb des dictatures militaires.

Avec les 3 assassinats de cette semaine – un à Turbo, un autre à San Onofre, un autre à San José de Apartadó- ce sont en tout cinquante leaders paysans engagés dans la lutte pour la récupération des terres usurpées qui ont été assassinés ces trois dernières années.

Christian Salazar, délégué de l’ONU en Colombie pour les Droits de l’Homme, a donné il y a quelques jours une information terrifiante mais qui n’a manifestement fait froid dans le dos à presque personne : Le procureur de la République enquête sur 27.300 –vingt-sept mil trois cents- cas de disparition forcée. C’est plus que ceux commis en Argentine et au Chili pendant les années de plomb des dictatures militaires. Par ailleurs, l’unité nationale des ministères publics pour la Justice et la Paix publie un autre chiffre, encore plus effrayant : En quatre ans, de juin 2006 à décembre 2010, les paramilitaires théoriquement « démobilisés » et leurs successeurs pudiquement appelés « bandes criminelles » (néo-paramilitaires en collaboration avec des éléments de la force publique) ont commis 173.183 homicides et 34.467 disparitions forcées. L’éditorialiste Alfredo Molano se livre dans El Espectador à un compte macabre : Si tous ces morts avaient été fusillés les uns derrière les autres, la file des cadavres aurait mesuré cent soixante-trois kilomètres de long.

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La bataille d’un couple français pour la mémoire de leur fils tué en Colombie

LIBERATION. 26-01-2011

Par MICHEL TAILLE BOGOTÁ, correspondant.

Une fois de plus, les époux Prié ont laissé leur ferme bretonne pour se rendre en Colombie. Leur fils y fut assassiné au cours de ses vacances, en mai 2002, par des paramilitaires. Depuis, ils vont en Colombie chaque année pour tenter d’obtenir justice. Simon, âgé de 21 ans, s’était fait détrousser en revenant de la côte des Caraïbes. Il a tenté de faire du stop dans le village de Ciénaga, sous le contrôle des paramilitaires. Les miliciens d’extrême droite, officiellement dédiés à la lutte contre la guérilla marxiste, ont ramassé cet étranger, habillé selon eux en hippie, et l’ont tué. La pratique avait un nom : le nettoyage social, soit l’élimination de tout ce qui pouvait ressembler à un vagabond, un voleur ou un homosexuel.

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Communiqué CSI : Les assassinats d’enseignants se poursuivent en 2011

24 janvier 2011 : La Confédération syndicale internationale réitère son soutien à ses organisations colombiennes et condamne avec véhémence l’assassinat, le 10 janvier 2011, de Manuel Esteban Tejada, enseignant de l’institut Palma Soriana affilié à l’Association des enseignants de Córdoba – ADEMACOR.

Les chiffres les plus récents à la disposition de la CSI montrent que sur les 46 syndicalistes assassinés en 2010, 25 étaient enseignants. La CSI se joint à la CUT et à ADEMACOR pour exiger à toutes les autorités compétentes –départementales, municipales et nationales – ainsi qu’aux ministres compétents d’ouvrir une enquête exhaustive pour retrouver sans plus tarder les auteurs matériels et intellectuels du meurtre.

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2010 – Année de lutte... 2011 – Année de lutte...

Ancien conseiller municipal membre de l’Union patriotique (UP), gravement menacé dans le département du Meta, José Mayuza s’était installé avec sa famille dans le Valle del Cauca, dans la municipalité de La Unión. Le 31 décembre 2010 il a été assassiné devant son modeste magasin par les forces obscures de la répression oligarchique qui ne renoncent pas à parachever le génocide de l’UP.

Quand nous faisons le bilan de l’année 2010 en Colombie nous ne pouvons que constater l’accentuation des graves problèmes du pays, notamment pour la situation des droits humains. Plus de 3000 fosses communes, résultats des crimes commis ces 15 dernières années, ont été inventoriées par la justice colombienne à la suite des confessions des paramilitaires qui ont bénéficié de la loi dite de « justice et paix ». Le phénomène des faux positifs est maintenant mondialement connu comme une spécialité de l’armée colombienne. Ce sont des personnes présentées comme des guérilleros abattus au combat, mais qui sont en fait des civils assassinés, parfois hâtivement revêtus d’uniformes de guérilleros, dans le but de faire croître les résultats « positifs » de l’armée. Cette pratique macabre aurait fait 1800 victimes selon l’ONU, en fait presque 5000 selon les organisations colombiennes de défense des droits humains.

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la Cour Pénale Internationale en Colombie

Enquête

Civils exécutés pour faire du chiffre, milices paramilitaires… Depuis dimanche, ces exactions sont aussi du ressort de la justice internationale.

Par MICHEL TAILLE BOGOTÁ, correspondant. Voir Libération

Deux autres assassinats endeuillent une fois de plus le mouvement syndical

4 septembre 2009: Cette semaine, deux autres syndicalistes colombiens, GUSTAVO GÓMEZ et MAURICIO ANTONIO MONSALVE VÁSQUEZ, ont été tués, ce qui porte à 27 le nombre de militants syndicaux assassinés en Colombie depuis janvier 2009. Le mouvement syndical insiste auprès des autorités pour qu’elles prennent toutes les mesures nécessaires pour en finir avec ce bain de sang.

Le 21 août, des inconnus se sont présentés au domicile de Gustavo Gómez, salariés de Nestlé-Comestibles la Rosa S.A. et membre du SINALTRAINAL. Lorsque ce dernier a ouvert la porte, les individus lui ont tiré dessus à dix reprises. Il est décédé quelques heures plus tard.

Ce crime s’est produit alors que le syndicat avait présenté un cahier de revendications à la société Nestlé Purina PetCare de Colombia S.A.

Mauricio Antonio Monsalve Vásquez était enseignant et avait disparu depuis dix jours lorsque son corps a finalement été découvert, enterré à Ituango dans une zone appelée Santa Lucia. Il n’a pas encore été possible de faire toutes les démarches nécessaires pour le rapatrier afin de lui donner une sépulture.

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Une nouvelle loi renforce l'impunité en Colombie

Déclaration publique Amnesty International

Index AI : AMR 23/017/2009 (Public)

22 juin 2009

Colombie. Une nouvelle loi renforce l'impunité pour les auteurs d'atteintes aux droits humains

Le droit à la vérité, à la justice et à réparation pour les innombrables victimes d'atteintes aux droits humains commises au cours du long conflit armé de Colombie est à nouveau grandement affaibli après l'approbation par le Congrès d'une loi qui va accorder une amnistie de fait à 19 000 membres des paramilitaires démobilisés, dont beaucoup sont responsables de graves atteintes aux droits humains, notamment d'homicides, de disparitions forcées et d'actes de torture.

La loi, approuvée par le Congrès le 18 juin, étend le «principe d'opportunité » aux hommes de troupe des groupes paramilitaires. Le principe d'opportunité, établi par la loi 906 de 2004, permet au procureur général de suspendre, interrompre ou abandonner une enquête criminelle lorsque cela est considéré « opportun », par exemple lorsque l'accusé collabore en fournissant des informations susceptibles d'empêcher d'autres crimes.

 

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