exécutions extrajudiciaires

Défenseurs DDHH menacés de mort.

  Action Urgente Amnesty International.

  Voir site Amnesty

  9 juin 2011. ACTION URGENTE

Le 7 juin, l ' avocat Julio Cesar Rosero, qui représente la famille d'un homme victime d ' une exécution extrajudiciaire dans le département du Valle del Cauca (sud-ouest de la Colombie) , a reçu un courriel l'avertissant que lui et d ' autres personnes seraient tués si l es militaires mis en cause dans ce t homicide étaient condamnés.

Le 7 juin, l'avocat Julio Cesar Rosero, qui défend Jenny Torres, du Mouvement national des victimes de crimes d'État (MOVICE), a reçu un courriel contenant des menaces de mort : « Ce message est destiné à l'avocat Julio Cesar Rosero, à Martha Giraldo et toute son organisation de bandits, et à Jenny Torres. […] Si les soldats sont condamnés, l'avocat et la Noire [Jenny Torres] vont mourir, dernier avertissement, c'est sérieux, très sérieux. »

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Genèse de la disparition forcée en Colombie

   Jeudi 16 septembre 2010 – MOVICE

Version française : Christophe Kenderian

 

 

Les premières disparitions forcées se produisent à la fin des années 70’ en Colombie, dirigées contre des militants reconnus de gauche (syndicalistes, étudiants, intellectuels, entre autres), des partis politiques d’opposition comme le Parti Communiste, ou des membres d’organisations insurgées capturés en dehors des combats. À cette époque, on en sait très peu sur ce genre de crime, il n’est pas considéré comme un acte criminel dans le pays. Les autorités judiciaires et politiques le justifient en signalant simplement qu’il s’agit de personnes disparues ou qui ont décidé d’intégrer des groupes insurgés. Depuis, des informations concernant les victimes ont été recueillies, la plupart du temps par des organisations de défense des droits humains qui ont enregistré de nombreux cas dans leurs bases de données, mais ceux-ci restent dans la plus totale impunité.

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Assassinat de civils en Colombie

En Colombie, la politique de récompenses dans la lutte contre la guérilla a favorisé l'assassinat de civils

in Le Monde du 16/06/2009

Des militaires colombiens ont assassiné des civils. Puis ils les ont déguisés en guérilleros pour gonfler les chiffres de la lutte antiterroriste, gagner du galon et toucher les récompenses promises. Combien de crimes ont-ils ainsi été commis ? La justice a d'ores et déjà ouvert plus de 1 200 enquêtes.

Philip Alston, rapporteur des Nations unies pour les exécutions extrajudiciaires, s'est rendu le 8 juin à Bogota. "Je suis là pour vous écouter et tenter de comprendre", a-t-il dit aux proches des victimes. Blanca Gomez habite Soacha, une banlieue populaire de Bogota. "Le 2 mars 2008, mon fils Julian est sorti vers 19 heures en disant qu'il allait retrouver un ami qui lui avait proposé un boulot. Il avait pris une douche et mit une tenue propre. Je ne l'ai jamais revu", confie-t-elle.

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Rapport ONU. Exécutions extrajudiciaires

ONU: l'armée a exécuté des civils en Colombie de "manière systématique"

BOGOTA (AFP) — Le rapporteur spécial des Nations unies sur les exécutions extrajudiciaires Philip Alston a accusé jeudi l'armée colombienne d'avoir exécuté systématiquement des civils, et de ne pas admettre "l'ampleur" du problème.

"Le nombre de cas, leur répartition géographique et la diversité des unités militaires impliquées indiquent que ces (exécutions) ont été menées de manière plus ou moins systématique, par un nombre significatif de personnes au sein de l'armée", a déclaré ce grand spécialiste en droit international lors d'une conférence de presse.

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Arrestation des militaires assassins présumés d'Edwin Legarda

Communiqué Amnesty International. 1er mai 2009

Colombie. Mort du mari d'une dirigeante indigène : l'arrestation des tueurs présumés est un premier pas

1 mai 2009

Il convient de saluer les informations selon lesquelles sept militaires soupçonnés d'avoir tué le mari d'une dirigeante indigène ont été arrêtés. Cependant, il reste indispensable que des investigations pénales approfondies et indépendantes soient menées pour identifier et poursuivre tous les responsables dans cette affaire, et pour établir les vraies raisons de la mort de cet homme, a déclaré Amnesty International ce vendredi 1er mai 2009.

Selon des renseignements relayés par les médias, sept militaires, dont deux officiers subalternes, ont été appréhendés par la police judiciaire en raison de leur rôle présumé dans l'homicide d'Edwin Lagarda, tué en décembre 2008. Cet homme a été mortellement blessé par des tirs des forces de sécurité alors qu'il se rendait à Popayán, ville du département du Cauca (sud de la Colombie), pour y chercher son épouse, Aída Quilcué, responsable du Conseil régional indigène du Cauca (CRIC). Cette femme rentrait de Genève, où elle avait assisté à une session du Conseil des droits de l'homme (ONU) consacrée à la Colombie.

« Le meurtre d'Edwin Lagarda est emblématique, à l'heure où les exécutions extrajudiciaires perpétrées par les forces de sécurité et la vulnérabilité des peuples indigènes et de leurs dirigeants suscitent des inquiétudes de plus en plus grandes, a déclaré Marcelo Pollack, directeur adjoint du Programme Amériques d'Amnesty International.

« Toute enquête sur le meurtre d'Edwin Lagarda devra établir si le véhicule à bord duquel il se trouvait a été délibérément pris pour cible et si cette attaque visait Aída Quilcué. »

Voir : Amnesty International

 

Faux Positifs. Entretien avec Reynaldo Villalba Vargas (CAJAR)

Le Courrier
6 mai 09 - L’affaire des « faux positifs » a contribué à ternir l’image d’un pays où l’armée a assassiné de sang-froid plus d’un millier de civils dans le but d’alimenter ses prébendes et les statistiques présidentielles. L’éclairage de l’avocat colombien Reynaldo Villalba Vargas (Collectif d'Avocats Jose Alvear Restrepo

Propos recueillis par Benito Perez/Le Courrier - D’habitude complaisante face aux violations commises – ou couvertes – par le régime colombien, la communauté internationale semble avoir été ébranlée par l’éclatement, fin 2008, de l’affaire dite des « faux positifs ». La révélation de ces assassinats de civils, maquillés en guérilleros tués au combat dans le but de gonfler les statistiques, illustre le cynisme dans lequel baigne la politique de « sécurité démocratique » du président Alvaro Uribe. Après avoir décapité l’état-major colombien, le scandale des « faux positifs » a connu à la mi-avril ses premiers impacts judiciaires. Un sergent, un caporal et cinq soldats paieront de trente ans de prison l’assassinat d’un paysan à San José de Apartadó (Antioquia) en janvier 2006. Un premier jugement qui en annonce bien d’autres puisqu’un millier de cas seraient aujourd’hui investigués.

Bien décidé à ce que la justice ne s’arrête pas aux seuls sous-fifres, le Collectif d’avocats José Alvear (CAJAR) s’est très tôt saisi de l’affaire. En trente ans d’assistance aux victimes de la violence d’Etat, ce groupement, affilié à la Fédération internationale des droits humains (FIDH) et à l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), s’est acquis une réputation de sérieux et de probité. Le Courrier a profité de la venue à Genève de Me Reynaldo Villalba pour faire le point sur cette affaire éclairante.

Lire la suite sur : Tribune des Droits Humains. Genève

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