états-unis

30 octobre : Signature Traité EU/Colombie sur les bases militaires

Colombie  : accord avec Washington 
sur l’implantation des bases

La Colombie et les États-Unis ont signé, vendredi, un accord militaire permettant à l’armée US de faire usage, pendant dix ans, d’au moins sept bases en Colombie. 
Le texte, destiné, selon Washington et Bogota, à renforcer leur coopération en matière de lutte antidrogue 
et antiguérilla, n’a pas été divulgué. L’annonce 
de cette collaboration avait déclenché, en juillet et août, 
une crise régionale, entraînant la tenue d’un sommet 
de l’Union des nations d’Amérique du Sud (Unasur) 
en Argentine, le 28 août. « Les bases sont dirigées contre les gouvernements, les présidents et les mouvements sociaux révolutionnaires en Amérique latine », a lancé 
le président bolivien, Evo Morales

In L'Humanité

Granma.cu : Base militaire des Etats-Unis... De Manta, en Equateur, à la Colombie

Granma.cu . La Havane, 04 mai 2009

On le sait, il n’y a pas de fumée sans feu. La fumée se faisait de plus en plus dense et porteuse de sombres présages. Le foyer est maintenant identifié : la base aérienne de Manta, proche du Pacifique,  en Equateur, sera transférée en territoire colombien, le gouvernement de Quito ayant refusé de prolonger le traité qui permettait au Commando Sud d’utiliser cette installation à ses propres fins. Les opérations militaires étasuniennes dans la région partiront donc désormais de Colombie.

C’est sans aucun doute un coup dur pour la politique extérieure des Etats-Unis : une autre porte vient de lui claquer au nez au sud du Rio Bravo, et son « arrière-cour » ressemble de plus en plus à une peau de chagrin, en raison des changements qui ébranlent le continent.

Il y a quelques jours, l’ambassadeur étasunien à Bogota, William Brownfield, a reconnu que son gouvernement « analyse la possibilité » d’utiliser des bases colombiennes pour maintenir les opérations autrefois effectuées depuis Manta.

Ce n’est pas dépourvu de logique : Washington a financé à hauteur de plus de 5 milliards de dollars l’offensive gouvernementale contre les organisations de guérilla. Dans de telles conditions, il est difficile de refuser.

De l’avis de certains, cet imposant financement a servi à équiper un certain nombre de bases aériennes qui ont pour mission de bombarder la guérilla, et les investissements requis pour les adapter aux appareils US ne seront pas si élevés. Les avions US survolent la zone officiellement pour combattre le trafic de drogues, mais on les soupçonne aussi d’exercer une surveillance étroite sur la population, au moyen de techniques de pointe qui incluent l’interception de communications.

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