Equateur

La gauche du Parlement Européen soutient la politique commerciale de l’Équateur

    Lundi 11 juillet 2011. Quito.

    El ciudadano.gob.ec

    Traduction CPCP

Paul-Emile Dupret, le conseiller juridique du groupe de la Gauche Unitaire du Parlement Européen, affirme que son groupe parlementaire reconnaît les efforts réalisés par l’Équateur pour consolider l'intégration des pays sud américains, dans une alternative de développement régional face aux effets négatifs des traités de libre commerce (TLC) comme celui que la Colombie a signé avec l'Union Européenne (UE.

Dans un entretien avec El Ciudadano Radio, Paul-Emile Dupret a souligné que le TLC est avantageux pour les multinationales européennes mais pose beaucoup de questions aux pays destinataires.

Il a indiqué que les projections de l'UE annoncent que la Colombie augmentera ses exportations de 6 à 9% mais que ses importations en provenance de l'UE augmenteront entre 7 et 11%.

Il a également souligné que les entreprises multinationales investiront dans les services, le gaz, le pétrole et les mines, secteurs où les conflits sociaux sont importants. Il a pris l'exemple du Chili où en application du TLC, les compagnies européennes ont acheté deux millions d'hectares de forêt et s'opposent ainsi aux revendications du peuple Mapuche.

Selon lui, les entreprises colombiennes ne pourront pas concurrencer les compagnies européennes qui voudraient se lancer dans des travaux comme la construction d'hôpitaux, de routes et d'écoles et cette situation aura des conséquences négatives sur les achats publics qui constituent un facteur de développement pour les petites et moyennes entreprises.

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Granma.cu : Base militaire des Etats-Unis... De Manta, en Equateur, à la Colombie

Granma.cu . La Havane, 04 mai 2009

On le sait, il n’y a pas de fumée sans feu. La fumée se faisait de plus en plus dense et porteuse de sombres présages. Le foyer est maintenant identifié : la base aérienne de Manta, proche du Pacifique,  en Equateur, sera transférée en territoire colombien, le gouvernement de Quito ayant refusé de prolonger le traité qui permettait au Commando Sud d’utiliser cette installation à ses propres fins. Les opérations militaires étasuniennes dans la région partiront donc désormais de Colombie.

C’est sans aucun doute un coup dur pour la politique extérieure des Etats-Unis : une autre porte vient de lui claquer au nez au sud du Rio Bravo, et son « arrière-cour » ressemble de plus en plus à une peau de chagrin, en raison des changements qui ébranlent le continent.

Il y a quelques jours, l’ambassadeur étasunien à Bogota, William Brownfield, a reconnu que son gouvernement « analyse la possibilité » d’utiliser des bases colombiennes pour maintenir les opérations autrefois effectuées depuis Manta.

Ce n’est pas dépourvu de logique : Washington a financé à hauteur de plus de 5 milliards de dollars l’offensive gouvernementale contre les organisations de guérilla. Dans de telles conditions, il est difficile de refuser.

De l’avis de certains, cet imposant financement a servi à équiper un certain nombre de bases aériennes qui ont pour mission de bombarder la guérilla, et les investissements requis pour les adapter aux appareils US ne seront pas si élevés. Les avions US survolent la zone officiellement pour combattre le trafic de drogues, mais on les soupçonne aussi d’exercer une surveillance étroite sur la population, au moyen de techniques de pointe qui incluent l’interception de communications.

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Déclaration des organisations sociales andines face à l'accord de libre échange avec l'Union Européenne

Un nouveau tour de négociations sur l’accord de libre échange entre l’Union Européenne, la Colombie, l’Equateur et le Pérou a eu lieu à Lima. Ce processus avance à marche forcée sous la pression des gouvernements du Pérou et de la Colombie alors que le monde traverse la plus grave crise économique de ces dernières décennies et que, comme le révèle une récente évaluation de l’OMC, les grandes puissances ferment leurs marchés pour protéger leurs économies.

Les gouvernements colombien et péruvien nous présentent cet accord de libre échange comme une grande opportunité et une possibilité illusoire d’augmenter le commerce avec l’Union Européenne. Ils oublient de considérer que le type de relations avec ce bloc de pays n’a jamais participé au développement ni au progrès régional. Ils ne tiennent pas compte non plus des conflits internes en Europe au sujet des mesures à adopter pour affronter la récession, ni du fait que la moitié des nouveaux chômeurs du bloc européen vivent en Espagne, principal partenaire commercial de la région andine en Europe.

Le mandat des négociateurs de l’Union Européenne n’a, pour sa part, pas changé et les intérêts hégémoniques de ce bloc demeurent. La Colombie et le Pérou ont d’ores et déjà renoncé à inclure les chapitres sur la Coopération et le Dialogue Politique qui avaient servi pendant un temps à dévier l’attention pour qu’elle ne se porte pas sur le véritable objet de l’accord : L’économie et le commerce. En effet, à toutes les tables de négociation, l’échange d’offres sur ce seul pilier montre que les ambitions européennes sont encore plus agressives que celles des Etats-Unis. Il révèle le besoin pressant qu’a l’Europe de s’approprier le contrôle sur le flux de matières premières et de ressources naturelles pour sortir de la crise.Tout cela finira par encourager une « guerre entre pauvres » dans la région andine, chacun cherchant à vendre son kilo de bananes de plus sur le marché européen saturé.

Les objectifs de la Communauté Andine des Nations sont contrariés à mesure qu’avance la négociation de cet accord avec l’Union Européenne. La sympathie des gouvernements colombien et péruvien pour le « libre commerce » est devenu incompatible avec le processus andin d’intégration. C’est pour cette raison que le Vénézuela s’était retiré de la communauté andine quand l’accord de libre échange avec les Etats-Unis a été négocié, que la Bolivie s’est éloignée des négociations de l’Accord d’Association initial, et que l’on entend constamment les négociateurs péruviens et colombiens se plaindre de la position de l’Equateur qui ne les laisse pas livrer les économies nationales. La situation ne s’améliore pas, bien au contraire, car Rafael Correa a exprimé qu’il insistera auprès de l’Union Européenne pour que soient négociés les chapitres sur la coopération et le dialogue politique. Il a ajouté que, sans cela, la signature de l’accord de libre échange n’aurait pas de sens.

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