échange humanitaire

Dialogues pour l'humanisation du conflit et la Paix en Colombie

Soutien international aux Colombiens et Colombiennes pour la Paix : Envoyer un mail à apoyointernacionalpazcolombia@gmail.com en indiquant vos nom, prénom, pays et profession

Nous, signataires de cette lettre de soutien, avons appris que le 8 juillet dernier, le gouvernement colombien a autorisé la médiation de la sénatrice Piedad Córdoba, leader du mouvement des « Colombiens et Colombiennes pour la Paix », dans le cadre du processus de libération des membres de la force publique retenus par les FARC-EP et de la remise des restes de trois d’entre eux morts en captivité. Ce même jour, Piedad Córdoba a demandé un rendez-vous au président Uribe, qui ne l’a pas encore reçue pour faire avancer ces dossiers. Malgré cette fin de non recevoir ou ce retard incompréhensible, l’autorisation de médiation peut non seulement représenter une avancée importante d’un point de vue humanitaire mais offrir également la perspective d’une construction de solutions politiques au conflit armé social et politique dont la Colombie est victime depuis plus de quatre décennies.

Nous évaluons également de manière positive le fait que la guérilla des FARC-EP ait démontré sa disposition à l’échange de prisonniers avec douze libérations unilatérales qui ont déjà eu lieu et avec l’engagement unilatéral de laisser en liberté le caporal Pablo Emilio Moncayo et le soldat José Daniel Calvo, ainsi qu’elle ait accepté la participation du Comité International de la Croix Rouge, de la hiérarchie de l’Eglise catholique et du professeur Gustavo Moncayo.

De plus, les FARC-EP ont renoncé à la zone de démilitarisation exigée depuis cinq ans dans les municipalités de Pradera et Florida (Département du Valle del Cauca). Ils ont nommé leurs porte-paroles pour l’échange, parmi lesquels se trouve un membre du Secrétariat, leur instance la plus importante ; ils ont demandé à ce que soit accordé un protocole de sécurité entre les parties et à ce que soit négociée la participation d’observateurs internationaux et la médiation de la Sénatrice Piedad Córdoba.

Parce que nous comprenons l’importance et la signification de cette possibilité :

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A Paris, on exige la libération de Pablo Emilio Moncayo

Un appel d’urgence de la communauté colombienne, française et latino-américaine en France pour exiger de l’Etat Colombien qu’il offre les conditions permettant la libération unilatérale de Pablo Emilio Moncayo, a pris la forme d’une manifestation ce vendredi 8 mai dernier à Paris.

Face à la résidence de l’ambassadeur de Colombie en France, diverses organisations françaises ont exigé que le gouvernement colombien n’empêche pas plus longtemps la mise en liberté du Caporal Pablo Emilio Moncayo, annoncée unilatéralement par les Farc Ep. Les manifestants soutiennent l’action de la sénatrice Piedad Córdoba et du groupe des Colombiennes et Colombiens pour la Paix ainsi que la décision de la famille Moncayo qui rejette toute opération militaire de sauvetage.

Le gouvernement colombien refuse de permettre ce type de libérations unilatérales. C’est une énième expression du gouvernement uribiste qui ne reconnaît pas l’existence du conflit armé interne et ne peut pas dialoguer avec un acteur politique.

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Changement de cap des Farc (article in L'Humanité)

Colombie . La guérilla a annoncé dimanche vouloir procéder à un échange de prisonniers sans condition. Le président rejette tout dialogue.

Par Cathy Ceibe

Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) confirment le changement de cap au sein de leur organisation depuis qu’elles ont initié, en septembre dernier, un dialogue épistolaire avec le groupe de Colombiens et Colombiennes pour la paix en Colombie (CCP) animé par la sénatrice libérale et ancienne médiatrice Piedad Cordoba. Dans sa troisième missive en date du 28 mars, la guérilla s’est déclarée prête « pour l’échange de prisonniers de guerre », précisant qu’elle ne ferait pas de l’éventuel « lieu du dialogue (…) un obstacle », a rapporté, dimanche, le site Internet Anncol.

Début février déjà, les échanges de courriers entre les CCP et la guérilla en vue de « débloquer les chemins qui conduisent concrètement à la réalisation d’un accord humanitaire qui permette la libération des otages et des prisonniers qui sont entre les mains (…) des FARC et, en même temps, la liberté des prisonniers, membres de cette guérilla, qui se trouvent sous la juridiction de l’État », avaient abouti aux élargissements unilatéraux de deux civils, trois policiers et un militaire.

En savoir plus : l'Humanité

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