diplomatie

Le scandale du DAS, plus grave que ce qu'on imaginait

  16/07/2011 - El Espectador

L'eurodéputée Isabelle Durant a synthétisé pour El Espectador pourquoi l'Europe s'intéresse à l'enquête sur le scandale des "chuzadas".

Pendant quatre jours, après avoir rencontré des hauts fonctionnaires de l'État colombien, l'eurodéputée et actuelle vice-présidente du Parlement Européen, Isabelle Durant, s'est informée de première main sur la manière dont la Colombie vit avec sa polarisation permanente. « Le fait que la Colombie subisse un conflit armé qui dure depuis presque 50 années, c'est déjà une affaire complexe », commente-t-elle, en expliquant que sa visite a eu un objectif précis : Evaluer l'état de l'enquête pénale pénale sur les écoutes et filatures illégales du DAS.

Si elle a pris cette décision, ce n'est pas seulement par simple préoccupation en matière de droits humains, ce qui est sa spécialité, mais aussi parce que dans ce dossier explosif il y a des activités illégales commises par le DAS en Espagne et en Belgique, où il y a aussi de plus un harcèlement contre des défenseurs des garanties fondamentales et même contre des citoyens européens. De fait, Durant a reçu du vice-procureur Juan Carlos Forero la promesse de recevoir une information sur l'avancement des demandes qui ont été faites sur ce sujet dans les deux pays du Vieux Continent.

 

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La vice-présidente du Parlement Européen et l'enquête sur les « écoutes » du DAS

   

    11 juillet 2011

    http://noticias.terra.com.co/

    Traduction CPCP

Selon des sources colombiennes non-gouvernementales, la belge Isabelle Dunant, vice-présidente du Parlement Européen (PE), est arrivée à Bogotá pour savoir où en sont les enquêtes sur le scandale des « écoutes » du DAS (Département Administratif de Sécurité).

La députée européenne restera en Colombie jusqu'au 15 juillet prochain selon le Collectif d'Avocat « José Alvear Restrepo » (CAJAR), une des organisations non-gouvernementales qui ont dénoncé les actions illégales du DAS.

Cet organisme est touché par un scandale concernant un système d'écoutes téléphoniques et de filatures de magistrats, d'hommes et de femmes politiques d'opposition, de journalistes et de défenseurs des droits de l'homme pendant les deux gouvernement de l'ex-président Alvaro Uribe.

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Le déploiement des bases militaires US en Colombie

Article paru dans Mondialisation.ca le 11/08/2009

Il fallait justifier l'escalade de l'offensive militaire de l'empire étasunien dans le but d'inverser les changements qui ont remanié la physionomie sociopolitique de la région [Amérique du sud]. Devant cette déconcertante réalité, la tactique de la Maison-Blanche a été d'abandonner la rhétorique belliqueuse de Bush et de s'essayer à un discours égalitariste et respectueux de la souveraineté des pays de la région, tout en déployant de nouvelles bases militaires, en maintenant la Quatrième Flotte et en renforçant sans cesse le Commandement Sud de l'armée états-unienne [1].

En ce sens, Barack Obama – que des «progressistes» européens et latino-américains continuent à confondre avec Malcolm X – est en train de suivre à la lettre les conseils de Théodore Roosevelt, le père de la grande expansion impérialiste nord-américaine dans les Caraïbes et en Amérique Centrale, lorsqu'il conseillait «speak softly and carry a big stick», autrement dit, «parle avec une voix douce, mais porte un gros bâton". Roosevelt s'est montré maître dans l'art d'appliquer cette maxime au moment de construire le Canal de Panama [il s’est ouvert à la navigation en 1914] et de réussir, à l'aide de l'infâme amendement Platt [2], qui entraînait pratiquement une annexion de Cuba par les Etats-Unis. Avec sa politique de remilitarisation forcée de la politique extérieure vers l'Amérique Latine et les Caraïbes, Obama suit le chemin tracé par son prédécesseur [G.W Bush].

Pour justifier sa décision de concéder aux forces armées des Etats-Unis sept bases militaires, Alavaro Uribe – le président de Colombie – invoque l'élargissement de la coopération avec le pays du Nord pour pouvoir livrer un combat efficace contre le narcotrafic et le terrorisme. Cette excuse ne tient pas à la lumière de l'expérience: d'après une agence spécialisée des Nations Unies, les deux pays dont la production et l'exportation de pavot et de coca ont le plus augmenté sont l'Afghanistan et la Colombie. Or, ces deux pays sont sous une occupation militaire nord-américaine. Si l'histoire de la Colombie au cours du dernier demi-siècle nous quelque chose, c'est bien l'incapacité à résoudre le défi posé par les FARC par la voie militaire.

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Uribe doit s'expliquer, les USA clarifier leur position

Article paru dans Le Correo de la Diaspora, le 11 août 2009

Contexte très tendu au sommet des chefs d'Etats de l'Unasur (Argentine, Brésil, Chili, Uruguay, Paraguay, Venezuela, Equateur, Colombie, Bolivie, Guyane, Pérou et Surinam) depuis l'annonce d'un projet d'accord de la Colombie sur la mise à disposition de sept bases militaires à l'armée des Etats-Unis. Ce sujet est au cœur de la réunion des chefs d'Etat de la région, de même que celui du coup d'Etat du Honduras. Lors de cette réunion de l'Unasur, comme prévu, la présidence est passée des mains de Michelle Bachelet à celles de Rafael Correa.

Le point de vue des pays limitrophes de la Colombie, dont le Venezuela, ont donc été écoutés avec attention. Le président Hugo Chavez -dont les relations diplomatiques sont très tendues avec la Colombie- avait dimanche invité le « peuple et les forces armées » à se tenir « prêts au combat », alors qu' il accusé la Colombie d'avoir fait une incursion sur son territoire ; par ailleurs il a décidé de mettre fin aux ventes de carburants à prix « avantageux » à la Colombie.

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Uribe intoxiqué aux bases étatsuniennes

Article paru dans l'Humanité, le 11 août 2009

Amérique du Sud . Les pays membres de l’Unasur rejettent l’accord passé entre Bogota et Washington prévoyant l’installation de postes militaires en Colombie.

Bogota et Washington, ou vice versa, ont négocié un accord pour que l’armée américaine puisse utiliser sept bases colombiennes au prétexte de lutter contre le trafic de drogue. La ficelle est si grosse, loin du discours « soft » de la Maison-Blanche sur son dialogue avec les pays de la région, que ce projet fait l’unanimité contre lui. Non seulement le Venezuela, l’Équateur et le Nicaragua l’ont ouvertement critiqué, mais aussi le Chili et le Brésil - qui a parlé de « résurgence de la guerre froide » - ont fait part de leur préoccupation.

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Uribe le va-t-en-guerre

Article paru le 7 août in L'Humanité
Amérique latine . Le président colombien ne convainc pas du bien-fondé des bases états-uniennes.

La tournée continentale du président colombien est un fiasco. À l’exception de son compère péruvien, Alan Garcia, lui-même adepte de la manière forte contre les mouvements sociaux, Alvaro Uribe n’a pas convaincu ses homologues régionaux du bien-fondé d’ouvrir sept bases militaires aux opérations des États-Unis. Premier visité, le président bolivien Evo Morales lui a signifié que son pays n’acceptait pas « des militaires nord-américains », conscient du danger que « l’empire a ses objectifs » dans la région.

En Argentine, Cristina Fernandez a invité son hôte à « baisser le conflit dans la région » et a souligné que, de ce fait, l’accord entre Washington et Bogota « n’aidait pas à cet objectif », notamment à l’heure où les tensions entre Bogota et ses voisins équatorien et vénézuélien sont à leur comble. Idem au Chili. La présidente Michelle Bachelet a d’ailleurs estimé que la question devait être débattue au sein de l’Union des nations sud-américaines, qui doit se réunir lundi à Quito. Un revers pour Alvaro Uribe qui, certain de la désapprobation générale, avait pris les devants en annonçant qu’il ne ferait pas le déplacement. D’autant que l’Équateur doit prendre la présidence de cette instance politique hémisphérique. Or, les deux pays n’ont plus de relations depuis que la Colombie a violé le territoire équatorien pour aller bombarder, grâce à la logistique américaine, le campement du numéro 2 de la guérilla colombienne des FARC, Raul Reyes. Hier, l’homme fort de Bogota rencontrait ses pairs uruguayen et brésilien. Il y a fort à parier que derrière les propos de circonstances - le respect des choix souverains de la Colombie - la même inquiétude sera exprimée : celle de l’implantation officielle d’une force militaire étrangère capable de frapper l’ensemble du continent.

Cathy Ceïbe

L'initiative toxique d'Uribe

Que recherche le président colombien Alvaro Uribe avec sa tournée frénétique en Amérique latine ? Rien d’autre que de vendre une initiative toxique, pour utiliser le langage imposé par la crise capitaliste : justifier l’escalade de l’offensive militaire de l’empire avec l’intention d’inverser le cours des changements qui affectent la physionomie sociopolitique de la région ces dernières années. / Atilio Borón, 5 août 2009.

Devant cette réalité déconcertante, la tactique de la Maison blanche consiste à abandonner la rhétorique guerrière de Bush pour se lancer dans des discours égalitaristes et respectueux de la souveraineté des pays de la zone. Simultanément pourtant, les États-Unis se déploient sur de nouvelles bases militaires, maintiennent la Quatrième flotte et développent le Commandement Sud¹.

En ce sens, Barack Obama -que les « progressistes » européens et latino-américains, perpétuellement paumés, continuent de confondre avec Malcolm X- suit au pied de la lettre les conseils de Théodore Roosevelt, l’instigateur de la grande expansion impérialiste nord-américaine dans la Caraïbe et l’Amérique centrale, quand il disait « speak softly and carry a big stick », « parle à voix basse et munis-toi d’un gourdin ». Roosevelt a magistralement appliqué cette maxime à l’occasion de la construction du Canal de Panama, puis de la quasi annexion de Cuba s’appuyant sur l’infâme amendement Platt². Avec sa stratégie de remilitarisation forcée de la politique extérieure en Amérique latine et dans la Caraïbe, Obama suit les traces de son prédécesseur.

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Le Pentagone et Uribe se reçoivent cinq sur cinq

Article paru le 5 août in L'Humanité

Bogota . Le président colombien en tournée pour rassurer ses homologues, inquiets de l’ouverture de bases militaires aux opérations des États-Unis.

Pérou, Chili, Brésil, Paraguay, Uruguay, Argentine, et la Bolivie sous réserve… Le président colombien, Alvaro Uribe, a entamé hier une tournée en Amérique du Sud de deux jours, à l’exception remarquée de l’Équateur et du Venezuela avec lesquels Bogota entretient des rapports exécrables. Officiellement, selon le palais présidentiel, l’objectif des entrevues avec ses homologues des pays cités est « d’aborder les thèmes du terrorisme en Colombie, ses risques et les affaires en rapport avec l’Unasur », l’Union sud-américaine qui doit se réunir la semaine prochaine. En réalité, Uribe va surtout s’employer à éteindre le feu qu’il a lui-même allumé en offrant sur un plateau d’argent aux états-Unis jusqu’à sept bases militaires (navales et aériennes) en Colombie. Une aubaine pour Washington qui a vu fermer son poste avancé dans la région, - la base militaire de Manta en Équateur - sur décision du président Rafael Correa.

La Colombie deviendrait ainsi sa plaque tournante continentale par excellence, avec le renfort de quelque 1 500 agents nord-américains supplémentaires. Une base arrière stratégique déjà bien fournie puisque le Pentagone a investi, depuis le lancement du Plan Colombie à la fin des années quatre-vingt-dix, plus de 5 milliards de dollars dans le prétendu combat contre le narcotrafic.

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