criminalité

Guerre à la drogue : 40 ans d'échecs

Le rapport de la “Global Commission on Drug Policy”dénonce 40 années d’échec –

voir : Santé Blog

“Briser le tabou sur le débat et la réforme”, ou encore passer de politiques motivées par l'idéologie, à des stratégies de responsabilité financière, basées sur des données scientifiques fondées sur les droits de l'homme et la sécurité : Ce rapport de la Global Commission on Drug Policy ne mâche pas ses mots. Il rappelle et justifie l'échec de 40 années de guerre contre les drogues avec des conséquences dévastatrices pour les individus et les sociétés partout dans le monde. Ce rapport appelle, de toute urgence à un changement radical de politique. Une démarche soutenue par d'éminentes personnalités telles que Kofi Annan, Carlos Fuentes ou encore Richard Branson.

La Commission mondiale sur la Drug Policy s'appuie sur l'expérience de la Commission latino-américaine sur les drogues, sur l'expérience sur le sujet des présidents Cardoso du Brésil, Gaviria de Colombie et Ernesto Zedillo, du Mexique et l'expertise de personnalités telles que Kofi Annan, ex-Secrétaire gééral de l'ONU. Persuadé que l'association entre le commerce de drogues, la violence et la corruption est une menace pour la démocratie, la Commission a examiné les politiques de lutte contre la drogue. Son constat est que 50 années après l'ouverture de la Convention unique de l'ONU sur les stupéfiants, 40 ans après le lancement par le Président Nixon de “la guerre à la drogue”, des réformes fondamentales dans les politiques nationales et mondiales des drogues sont nécessaires de toute urgence, au vu de l'augmentation et de l'offre et de la consommation. Au delà, les politiques de répression réduisent à néant les mesures de santé publique de réduction des infections au VIH.

Consulter le rapport sur le site de la Global Commission on Drug Policy

 

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Comptes macabres. Trad° A. Caballero

Antonio Caballero. in SEMANA. Samedi 26 mars 2011

Traduction CPCP

Colombie : Le procureur de la République enquête sur 27.300 cas de disparition forcée. C’est plus que ceux commis en Argentine et au Chili pendant les années de plomb des dictatures militaires.

Avec les 3 assassinats de cette semaine – un à Turbo, un autre à San Onofre, un autre à San José de Apartadó- ce sont en tout cinquante leaders paysans engagés dans la lutte pour la récupération des terres usurpées qui ont été assassinés ces trois dernières années.

Christian Salazar, délégué de l’ONU en Colombie pour les Droits de l’Homme, a donné il y a quelques jours une information terrifiante mais qui n’a manifestement fait froid dans le dos à presque personne : Le procureur de la République enquête sur 27.300 –vingt-sept mil trois cents- cas de disparition forcée. C’est plus que ceux commis en Argentine et au Chili pendant les années de plomb des dictatures militaires. Par ailleurs, l’unité nationale des ministères publics pour la Justice et la Paix publie un autre chiffre, encore plus effrayant : En quatre ans, de juin 2006 à décembre 2010, les paramilitaires théoriquement « démobilisés » et leurs successeurs pudiquement appelés « bandes criminelles » (néo-paramilitaires en collaboration avec des éléments de la force publique) ont commis 173.183 homicides et 34.467 disparitions forcées. L’éditorialiste Alfredo Molano se livre dans El Espectador à un compte macabre : Si tous ces morts avaient été fusillés les uns derrière les autres, la file des cadavres aurait mesuré cent soixante-trois kilomètres de long.

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Colombie : 40% de massacres en plus en 2010 selon l'ONU

Bogotá – Les massacres ont augmenté de 40% en Colombie en 2010, les nouvelles bandes criminelles s'étant renforcées au point de devenir la principale menace, annonce l'ONU dans son rapport annuel sur les droits de l'homme dans ce pays d'Amérique du Sud.

Pendant la présentation, le représentant à Bogotá du Haut-Commissaire des Nations Unies pour les droits de l'homme, Christian Salazar, a exprimé la préoccupation de cet organisme face à "une augmentation de la violence engendrée par ces groupes armés illégaux".

Ces bandes criminelles ou "bacrim", comme les appelle le Gouvernement, ont commis "des homicides, des menaces, des extorsions et des actes de violence sexuelle, et provoqué des déplacements forcés individuels et collectifs", selon Salazar.

"Il est particulièrement préoccupant de constater la forte croissance des massacres (40%) dans le contexte de disputes violentes entre ces groupes et entre les factions d'un même groupe", a-t-il précisé, en qualifiant ces organisations de "groupes armés illégaux apparus dans le sillage de la démobilisation des organisations paramilitaires".

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La criminalité explose à Medellin

Les indices de criminalité à Medellin, deuxième ville colombienne, ont explosé depuis le début de l'année 2009, avec 1.846 homicides jusqu'à la mi-novembre, soit 800 de plus que pour l'ensemble de l'année 2008, rapporte le quotidien El Tiempo.

Selon le journal, ces crimes sont le produit d'une guerre de gangs contrôlés par d'ex-paramilitaires pour faire main basse sur le trafic de drogue - qui rapporterait de cinq à sept millions de dollars par mois - les extorsions et d'autres commerces illicites. Le conflit a été déclenché par l'extradition aux États-Unis, en 2008, de Diego Fernando Murillo, alias Don Berna, l'un des chefs des milices d'extrême droite des Autodéfenses unies de Colombie (AUC), aujourd'hui dissoutes.


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