conflit

Des activistes exigent que Chiquita Brands soit tenue responsable de ses actes pour des paiements qu’elle a effectués à des groupes en marge de la loi

Durant la réunion des actionnaires d’aujourd’hui, un groupe de défenseurs de droits humains, syndicalistes et actionnaires ont exigé au président de Chiquita Brands, Fernando Aguirre, qu’il accomplisse les promesses faites, il y a un an, soit de prendre les mesures nécessaires pour répondre aux préoccupations relatives aux paiements faits par Chiquita aux groupes illégaux de Colombie.

De plus, ils ont signalé les actions de Chiquita comme une autre raison pour ne pas approuver l’Accord de libre-échange entre les États-Unis et la Colombie.

« Durant 15 ans, Chiquita a payé des millions de dollars pour la sécurité, aux deux groupes les plus brutaux de l’hémisphère » a dit Jess Hunter-Bowman de l’Accion Permanente por la Paz (Action Permanente pour la Paix). « L’exécutif de la compagnie savait que cultiver des bananes dans une zone de guerre est dangereux. Pour ne pas sortir de la zone et ainsi prévenir les entrés, ils ont payé des assassins pour protéger leurs opérations en plus de savoir que ces groupes armés qu’ils ont payé assassinaient des milliers de civils innocents. »

 

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Changement de cap des Farc (article in L'Humanité)

Colombie . La guérilla a annoncé dimanche vouloir procéder à un échange de prisonniers sans condition. Le président rejette tout dialogue.

Par Cathy Ceibe

Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) confirment le changement de cap au sein de leur organisation depuis qu’elles ont initié, en septembre dernier, un dialogue épistolaire avec le groupe de Colombiens et Colombiennes pour la paix en Colombie (CCP) animé par la sénatrice libérale et ancienne médiatrice Piedad Cordoba. Dans sa troisième missive en date du 28 mars, la guérilla s’est déclarée prête « pour l’échange de prisonniers de guerre », précisant qu’elle ne ferait pas de l’éventuel « lieu du dialogue (…) un obstacle », a rapporté, dimanche, le site Internet Anncol.

Début février déjà, les échanges de courriers entre les CCP et la guérilla en vue de « débloquer les chemins qui conduisent concrètement à la réalisation d’un accord humanitaire qui permette la libération des otages et des prisonniers qui sont entre les mains (…) des FARC et, en même temps, la liberté des prisonniers, membres de cette guérilla, qui se trouvent sous la juridiction de l’État », avaient abouti aux élargissements unilatéraux de deux civils, trois policiers et un militaire.

En savoir plus : l'Humanité

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