armement

Sept bases militaires américaines en Colombie

Un accord sur le point d’être conclu avec la Colombie permettra bientôt aux États-Unis d’occuper sept bases militaires du pays (deux terrestres, trois aériennes et deux navales) disposées aux points les plus stratégiques.

Ainsi Laranda et Apiay se trouvent dans le sud et l’est amazonien, près des frontières brésilienne et vénézuélienne; Tolemaida et Palenquero sont au centre du pays; Malambo et Carthagena sont dans le nord et débouchent sur les Caraïbes tandis que la base navale de Malaga est située sur l’océan Pacifique.

L’accord prévoit que 600 militaires et 800 contractants y accompliront du travail d’intelligence sous les ordres d’un Colombien. Mais ce personnel sera couvert par l’immunité diplomatique et, en cas de crise, son nombre sera illimité.

Le président Uribe présente l’accord comme une initiative de son pays pour combattre le narcotrafic et le « terrorisme » des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) alors que, pourtant, dénonce la diplomatie brésilienne, il ne cesse d’annoncer que la guérilla est affaiblie voire presque annihilée.

« Soit il ment sur ce point, dit le reporter Maurice Lemoine du Monde diplomatique, soit l’objectif américano-colombien est bien plus large, les deux hypothèses se complétant d’ailleurs parfaitement. »

De fait, beaucoup de raisons permettent de ne pas croire le tandem Washington-Bogota quand il prétend que les pays voisins n’ont aucune crainte à avoir d’une présence militaire états-unienne près de chez eux.

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La Colombie freine la réalisation des mécanismes de sécurité régionaux

La Colombie s’enfonce un peu plus dans son isolement au sein de l’unasur, le 15 septembre 2009 à Quito, lors du sommet des ministres de la Défense et des ministres des affaires étrangères.

Ce sommet, qui avait été prévu suite au sommet extraordinaire à Bariloche deux semaines auparavant, avait pour but de « mettre en place des mécanismes de sécurité régionaux » et l’examen des contrats sur la coopération des bases militaires entre la Colombie et les États-Unis.

Mais la Colombie n’a pas joué le jeu et au lieu d’apporter le document, la délégation colombienne a préféré mettre en avant le fait qu’il ne soit pas demandé de compte ni au Brésil pour « son accord » avec la France pour l’achat de ses rafales, ni au Vénézuela pour ses importantes commandes d’arme à la Russie. Bloquant les négociations, le sommet de Quito s’est révélé être un échec.

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