A Paris, on exige la libération de Pablo Emilio Moncayo

Un appel d’urgence de la communauté colombienne, française et latino-américaine en France pour exiger de l’Etat Colombien qu’il offre les conditions permettant la libération unilatérale de Pablo Emilio Moncayo, a pris la forme d’une manifestation ce vendredi 8 mai dernier à Paris.

Face à la résidence de l’ambassadeur de Colombie en France, diverses organisations françaises ont exigé que le gouvernement colombien n’empêche pas plus longtemps la mise en liberté du Caporal Pablo Emilio Moncayo, annoncée unilatéralement par les Farc Ep. Les manifestants soutiennent l’action de la sénatrice Piedad Córdoba et du groupe des Colombiennes et Colombiens pour la Paix ainsi que la décision de la famille Moncayo qui rejette toute opération militaire de sauvetage.

Le gouvernement colombien refuse de permettre ce type de libérations unilatérales. C’est une énième expression du gouvernement uribiste qui ne reconnaît pas l’existence du conflit armé interne et ne peut pas dialoguer avec un acteur politique.

On peut interpréter le bras de fer d’Uribe et ses offenses à Piedad Córdoba et aux Colombiennes et Colombiens pour la Paix comme un message électoral en vue du prochain référendum qui aura sans doute lieu pour permettre sa réélection : Les 21 militaires et policiers qui demeurent séquestrés dans la selva sont bien utiles dans son discours guerrier… Sans oublier que cela permet de créer un rideau de fumée pour éviter de se pencher sur le problème des écoutes téléphoniques et des poursuites du DAS (Services Secrets) ordonnées par le palais présidentiel, sur le problème de l’enrichissement des fils d’Uribe ou encore sur celui de la parapolitique pour lequel de nombreux sénateurs continuent à être mis en examen ou à être envoyés en prison.

A Paris, l’ambassadeur n’a pas daigné recevoir des mains du groupe de manifestants une lettre souscrite par la Commission Ethique de la Vérité pour la Colombie exigeant que soient réunies les conditions pour la libération de Pablo Emilio Moncayo. En France, cette lettre avait été signée par 570 citoyen(ne)s françai(se)s.

Cette expression de solidarité avec les Colombiennes et Colombiens pour la Paix a été organisée par les comités Libertad-France (FICIB Libertad) soutenus par le groupe récemment formé des Colombiennes et Colombiens pour la Paix – France, et par la Coordination Populaire Colombienne à Paris.

Face au refus du gouvernement d’offrir les garanties minimales posées par les FARC EP qui, auparavant, avaient permis la libération de 7 personnes, les citoyens français et la communauté colombienne à Paris continuent à exiger de l’Etat que d’une part, il permette que la famille Moncayo soit dans la joie de retrouver son fils et que, d’autre part, un échange humanitaire entre les 21 détenus ou otages et des guérilleros prisonniers soit possible.

 

Bogotá, 12 mai 2009. COMMISSION INTERECCLESIALE DE JUSTICE ET PAIX : Voir Justicia y Paz en Colombia.

Voir également dans Le Monde du 13/05/2009 : Le Président Uribe accusé de "retarder" la libération d'un otage colombien

 

échange humanitaire farc-ep Uribe

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