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La Colombie à la Fête de l'Huma

Chers ami(e)s,

Une fois de plus, le rendez-vous de la Fête de l'Humanité approche. Nous vous attendons du vendredi 10 au dimanche 12 septembre prochain au stand COLOMBIE VOZ, situé rue Ho Chi Minh dans le Village du Monde. Cette année, nous comptons sur la présence de Carlos Lozano (directeur de l'Hebdomadaire VOZ), de Fernando Garavito (candidat du Pôle Démocratique Alternatif pour les colombiens de l'extérieur) et de militants résidents dans différents pays d'Europe. Cette rencontre nous permettra de dialoguer et de partager dans une ambiance de fête solidaire et d'expression politique.

Voir l'album photos de la fête de l'Huma 2009 : http://colombieparis.e-monsite.com/album-cat-1-110324.html

Programme :


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Peuples autochtones de Colombie

Libre opinion - Pour les peuples autochtones de Colombie

Rémy M. Beauregard - Président de Droits et Démocratie  1 décembre 2009  

En décembre 2008, Aida Quilcue, qui était à la tête du Conseil régional indigène du Cauca, a fait un long voyage qui l'a menée de la terre de ses ancêtres, dans la région de Cauca en Colombie, jusqu'à Genève, où son pays devait présenter son bilan sur le plan des droits de la personne devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Aida tenait à témoigner des violations des droits de la personne commises à l'endroit des 102 peuples autochtones de la Colombie, des violations qui mettent en péril la survie même de ces peuples fragilisés.

À peine descendue de l'avion, au retour de cette visite à Genève, le 16 décembre 2008, Aida a eu le choc de sa vie: son mari Edwin Legarda venait d'être atteint mortellement par deux des 17 balles tirées en direction du véhicule à bord duquel il comptait ramener sa femme à la maison. Dans les heures qui ont suivi, le ministère de la Défense de Colombie publiait un communiqué reconnaissant la responsabilité de l'armée colombienne, sans toutefois en préciser les circonstances.

C'est en janvier prochain que le cas de l'assassinat d'Edwin Legarda sera examiné en justice. Quoi qu'il en soit, la communauté internationale accorde déjà un intérêt considérable à cet événement qui coïncidait avec le passage d'Aida à Genève. Le «cas Legarda» pourrait devenir une exception à la longue liste des actes de violations de droits de la personne en Colombie qui demeurent encore aujourd'hui impunies. Pour les mouvements autochtones, l'issue de ce procès sera déterminante.

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Un premier haut gradé condamné

Le général à la retraite Jaime Humberto Uscátegui a été condamné à 40 ans de prison par le Tribunal supérieur de Bogotá, rapporte l’hebdomadaire colombien Semana. Le militaire a été jugé coupable d'"homicide, enlèvement et falsification de document public" dans l'affaire du Massacre de Mapiripán. En 1997, le village colombien de Mapiripán du département du Meta avait été pendant cinq jours le théâtre d’une tuerie orchestrée par une organisation paramilitaire. Des dizaines de civils avaient été assassinés et des centaines d’autres avaient dû fuir. Uscátegui était alors le commandant de la Brigade VII de l’armée qui devait protéger le village. Les enquêtes ont montré qu’Uscátegui et ses troupes avaient facilité le massacre. La condamnation pour homicide du général acquitté en première instance est une première dans l’histoire de la justice colombienne considérée jusqu’ici comme trop docile envers les plus hauts gradés de la hiérarchie militaire, se réjouit Semana.

In Courrier International

La criminalité explose à Medellin

Les indices de criminalité à Medellin, deuxième ville colombienne, ont explosé depuis le début de l'année 2009, avec 1.846 homicides jusqu'à la mi-novembre, soit 800 de plus que pour l'ensemble de l'année 2008, rapporte le quotidien El Tiempo.

Selon le journal, ces crimes sont le produit d'une guerre de gangs contrôlés par d'ex-paramilitaires pour faire main basse sur le trafic de drogue - qui rapporterait de cinq à sept millions de dollars par mois - les extorsions et d'autres commerces illicites. Le conflit a été déclenché par l'extradition aux États-Unis, en 2008, de Diego Fernando Murillo, alias Don Berna, l'un des chefs des milices d'extrême droite des Autodéfenses unies de Colombie (AUC), aujourd'hui dissoutes.


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la Cour Pénale Internationale en Colombie

Enquête

Civils exécutés pour faire du chiffre, milices paramilitaires… Depuis dimanche, ces exactions sont aussi du ressort de la justice internationale.

Par MICHEL TAILLE BOGOTÁ, correspondant. Voir Libération

30 octobre : Signature Traité EU/Colombie sur les bases militaires

Colombie  : accord avec Washington 
sur l’implantation des bases

La Colombie et les États-Unis ont signé, vendredi, un accord militaire permettant à l’armée US de faire usage, pendant dix ans, d’au moins sept bases en Colombie. 
Le texte, destiné, selon Washington et Bogota, à renforcer leur coopération en matière de lutte antidrogue 
et antiguérilla, n’a pas été divulgué. L’annonce 
de cette collaboration avait déclenché, en juillet et août, 
une crise régionale, entraînant la tenue d’un sommet 
de l’Union des nations d’Amérique du Sud (Unasur) 
en Argentine, le 28 août. « Les bases sont dirigées contre les gouvernements, les présidents et les mouvements sociaux révolutionnaires en Amérique latine », a lancé 
le président bolivien, Evo Morales

In L'Humanité

Nouvelle affaire en Colombie

Le vice-président fait l’objet d’une enquête préliminaire pour liens avec le paramilitarisme

La justice colombienne a décidé d’ouvrir, lundi, une enquête préliminaire visant le vice-président, Francisco Santos, pour liens présumés avec le paramilitarisme d’extrême droite des groupes Autodéfense de Colombie (AUC). « (Cela) ne veut pas dire que le vice-président est formellement mis en cause pour “parapolitique” », a expliqué le procureur général, Guillermo Mendoza, en allusion au scandale qui éclabousse le camp du président Alvaro Uribe, et qui a conduit plusieurs parlementaires sous les verrous, accusés d’avoir été élus ou d’enrichissement illicite grâce à l’appui, violent, de ces milices.

En 2007, Francisco Santos avait déjà fait l’objet d’une enquête sur la base de déclarations de chefs des AUC mais le parquet avait classé l’affaire faute de preuves. Selon Salvatore Mancuso, Diego Fernando Murillo, alias Don Berna, et Fredy Rendón Herrer, alias El Aleman, poursuivis pour crimes, corruption, trafic de drogue, et désormais extradés aux États-Unis afin d’étouffer leurs témoignages compromettants, Francisco Santos leur aurait proposé, dans les années quatre-vingt-dix, de créer un groupe des AUC à Bogota, la capitale, pour exterminer la guérilla des FARC. L’actuel vice-président, qui s’est dit prêt à collaborer avec la justice, a nié avoir eu tout contact avec « des trafiquants de drogue, des paramilitaires, des rebelles ou des corrompus ».

Cette affaire intervient à l’heure où la droite se déchire sur une éventuelle réélection ou non d’Alvaro Uribe. Parmi les candidats à sa succession figure un certain Juan Manuel Santos, ex-ministre de la Défense, et frère de…

Source : L'Humanité

Experts de l'ONU dénoncent recrutement de paramilitaires colombiens au Honduras

Vendredi 9 octobre. Le Groupe de travail des Nations Unies sur le recours aux mercenaires exprime sa préoccupation concernant les informations sur le recrutement au Honduras d’ancien paramilitaires colombiens afin de protéger les biens et les individus de violences entre les partisans du gouvernement de facto et ceux du président déposé Manuel Zelaya.

Selon les informations dont disposent le groupe, près de 40 anciens membres des Autodefensas unidas de Colombia (AUC) auraient été recrutés par des propriétaires terriens honduriens pour protéger leurs biens de possibles violences à la suite du coup d’Etat du 28 juin 2009. D’autres sources mentionnent la formation d’un groupe de 120 mercenaires en provenance de différents pays pour soutenir le coup d’Etat au Honduras.

Il y a aussi des allégations de recours à des instruments acoustiques de longue portée par la police et les mercenaires contre le président Zelaya et ses partisans qui se sont réfugiés dans l’ambassade du Brésil.

Le Groupe de travail rappelle que le Honduras est partie à la Convention internationale contre le recrutement, l’usage, le financement et la formation des mercenaires qui interdisent ces activités.

voir : Centre d'Actualités de l'ONU

L'offensive contre le mouvement syndical continue

Le jeudi 1er octobre, à 20h30, des tueurs à gage ont ouvert le feu devant l’entrée principale de l’hôpital San Jeronimo, dans la ville de Montería, Département de Córdoba, blessant grièvement le dirigeant syndical Mario Montes de Oca Anaya et provoquant la mort d’Alberto Luis Pastrana Solo, qui l’accompagnait au moment des faits. Ces crimes montrent une fois de plus que le sort des syndicalistes ne s’améliore pas en Colombie, où le mouvement syndical se trouve en proie à une politique de violence systématique.

Montes de Oca Anaya – chef de la sous-direction de l’Association des enseignants de Córdoba ADEMACOR et avocat représentant les personnes déplacées- a été atteint par trois balles et se trouve actuellement hospitalisé dans une clinique de la ville de Montería. Comme dans tant d’autres cas d’assassinats de syndicalistes, les menaces de mort proférées contre l’éducateur avaient fait l’objet de dénonciations répétées mais les autorités ont manqué de réagir. Mario est le frère de Boris Montes de Oca, membre du Comité exécutif national de la CUT et directeur du département de la CUT chargé des relations du travail et des négociations collectives.

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Sept bases militaires américaines en Colombie

Un accord sur le point d’être conclu avec la Colombie permettra bientôt aux États-Unis d’occuper sept bases militaires du pays (deux terrestres, trois aériennes et deux navales) disposées aux points les plus stratégiques.

Ainsi Laranda et Apiay se trouvent dans le sud et l’est amazonien, près des frontières brésilienne et vénézuélienne; Tolemaida et Palenquero sont au centre du pays; Malambo et Carthagena sont dans le nord et débouchent sur les Caraïbes tandis que la base navale de Malaga est située sur l’océan Pacifique.

L’accord prévoit que 600 militaires et 800 contractants y accompliront du travail d’intelligence sous les ordres d’un Colombien. Mais ce personnel sera couvert par l’immunité diplomatique et, en cas de crise, son nombre sera illimité.

Le président Uribe présente l’accord comme une initiative de son pays pour combattre le narcotrafic et le « terrorisme » des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) alors que, pourtant, dénonce la diplomatie brésilienne, il ne cesse d’annoncer que la guérilla est affaiblie voire presque annihilée.

« Soit il ment sur ce point, dit le reporter Maurice Lemoine du Monde diplomatique, soit l’objectif américano-colombien est bien plus large, les deux hypothèses se complétant d’ailleurs parfaitement. »

De fait, beaucoup de raisons permettent de ne pas croire le tandem Washington-Bogota quand il prétend que les pays voisins n’ont aucune crainte à avoir d’une présence militaire états-unienne près de chez eux.

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