Campagne pour la libération des prisonniers politiques en Colombie

Durant les mois d’octobre et de novembre 2009, une importante délégation colombienne viendra en Europe. Elle est composée des personnalités suivantes :

  • Martín Sandoval : Défenseur des droits de l’homme dans le département d’Arauca, récemment libéré ;
  • Ramiro Orjuela : Avocat, spécialisé en droits de l’homme ;
  • Alberto Vanegas : Syndicaliste de l'enseignement, membre du comité exécutif de la CUT, chargé des droits de l’homme.

Cette délégation a été invitée au lancement d’une campagne menée en faveur de la libération de tous les prisonniers politiques de Colombie. Leur nombre est estimé à plus de 7.000. Parmi eux : dirigeants syndicalistes et sociaux, étudiants, ouvriers et indigènes.

A Paris, la Coordination Populaire Colombienne à Paris et l'Association France Amérique Latine vous invitent à rencontrer Alberto Vanegas :

Samedi 24 octobre à 14h30

Salle des Fêtes de la Mairie du 14ème

12 rue Durouchoux. M° Mouton Duvernet.

En Colombie, il n’est pas rare que des dirigeants sociaux ou syndicaux soient accusés de graves délits, comme avoir commis des actes terroristes, avoir fait partie des guérillas, etc. Ces personnes sont accusées sur de fausses preuves. Certains sont condamnés, d’autres sont libérés après avoir passé de nombreux mois, voire des années entières en prison. Les dirigeants qui seront relâchés, auront passé une période de temps suffisamment longue pour que leur famille ou leur organisation en sorte affaiblie et désorganisée.

Les droits de l’homme en Colombie sont loin d’être respectés. Aux atrocités commises par le gouvernement d’Alvaro Uribe, qui ont déjà été condamnées par les Nations Unies, la Cour Interaméricaine des Droits de l’Homme et d’autres organisations civiles, vient s’ajouter le cas des «faux-positif». Ce sont des innocents assassinés par l’armée et présentés comme des soi-disant guérilleros, morts au combat lors d’un affrontement. La vérité, c’est que ces personnes ont accepté un travail dans les campagnes et, une fois arrivés sur place, ont été sauvagement abattues.

Il y a la vengeance pure et simple aussi : par exemple, suite aux dernières mobilisations nationales des indigènes, le gouvernement a fait assassiner des membres de ces communautés. Edilberto Imbachi Mutumbajoy, issu de l’ethnie Inga, a été assassiné le 2 août 2009, dans une région où des prospections minières sont en cours… Edwin Legarda a été assassiné par des militaires, il était le mari d’Aída Quilcué, de la marche nationale de résistance indigène et populaire, qui a ému le pays tout entier en décembre 2008.  Voilà la réalité que vivent les Colombiens et c’est précisément cette réalité que nous voulons contribuer à modifier, afin que la Colombie puisse devenir un pays plus paisible et plus juste.

Pourquoi une campagne sur la libération des prisonniers politiques ?

La crise économique affecte durement la population locale. Et, pendant que l’opposition à l’installation de bases militaires américaines dans le pays grandit, Uribe tente de se faire réélire, après avoir fait modifier la constitution car cela fait des décennies que des députés de son parti sont mouillés dans des procès liés au trafic de drogue et aux paramilitaires.

Des représentants élus « démocratiquement » se retrouvent au pouvoir pour avoir forcé la population à voter pour eux, sous menace de représailles. C’est l’alliance qu’Uribe entretient avec les chefs paramilitaires et les mafiosi colombiens qui lui a permis d’être élu président. Uribe fait donc partie de ce parti que l’on appelle la « Parapolitica » (« Para » signifie paramilitaire).

La situation actuelle du pays est marquée par de nombreuses tensions : tension avec les pays voisins par rapport aux bases américaines, crise économique, réélection forcée du président Uribe. Et cette situation ne va qu’empirer et affecter les droits fondamentaux de la population. On craint que le peu de droits sociaux que la population s’est conquis ne disparaissent. Il en ira de même pour les conquêtes sociales et les droits syndicaux.

Afin d’éviter que l’opposition sociale et politique ne soit anéantie par le gouvernement néolibéral et répressif d’Uribe, il faut que cette opposition soit soutenue en Europe. Afin que les quelque 7.000 prisonniers politiques actuels ne deviennent 70.000 ou plus, il faut agir maintenant. Comme nous nous devons de défendre et de plaider pour une issue politique du conflit colombien. La perpétuation et le renforcement de la guerre n’est pas une solution. Le pays tout entier aspire à la paix et à la justice. Car sans justice, il ne peut y avoir de paix.

 

 

 

Salle des Fêtes. 12 rue Durouchoux. M° Mouton Du Paris Mairie du XIVème.

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